Huddersfield Contemporary Music Festival
Cette année, Lucilin participera au très renommé Festival de Musique Contemporaine de Huddersfield pour présenter en première mondiale un tout nouveau projet commandé à Mauro Lanza pour 12 musiciens et soliste, The Kempelen Machine. Dans cette pièce, un nouvel et étonnant instrument sera créé sur mesure pour la soprano Donatienne Michel-Dansac. Au programme également: une oeuvre de la luxembourgeoise Catherine Kontz ainsi qu’une pièce d’un jeune compositeur anglais, Edwin Hillier.
Programme:
Catherine Kontz (LU/UK *1976) The Moon Moves Slowly (But It Crosses The Town) (2014) – UK Premiere
Dai Fujikura (JP *1976) scion stems for string trio (2011) – UK Premiere
Edwin Hillier (UK, *1988), engine oil and charcoal pour alto, flûte et percussions (2015)
Manuela Meier (A,* 19–) epar pour flûte, clarinette, piano, violon, violoncelle (2013)
Mauro Lanza (IT *1975), The Kempelen Machine** pour voix de femme (avec résonateurs) et 8 instruments – Première mondiale
**Commandé par United Instruments of Lucilin et Huddersfield Contemporary Music Festival
Avec:
André Pons-Valdès – violon
Danielle Hennicot – alto
Jean-Philippe Martignoni – violoncelle
Sophie Deshayes – flûte
Marcel Lallemang – clarinette
Olivier Sliepen – saxophone
Pascal Meyer – piano
Guy Frisch – percussions
et:
Donatienne Michel-Dansac – soprano
David Reiland – direction
Simone Pappalardo – electromechanical instruments
Propos de Mauro Lanza sur son projet:
Depuis « Ludus de Morte Regis » (pièce pour 28 chanteurs et électronique) je m’intéresse aux possibilités offertes par la modulation de la voix avec d’autres sources sonores. Dans cette pièce, s’agissant d’un bon nombre de chanteurs, j’avais fini par choisir des instruments bon marché, tels que flûtes à bec et harmonicas. La modulation d’amplitude créée par les voix et les sons des instruments engendrait un mélange hybride, aux couleurs quasi électroniques, et posait un défi compositionnel intéressant. Il était question de composer à partir de sonorités complexes (plus ou moins inharmoniques). J’avais relevé un défi semblable lorsque j’avais entamé mon travail sur la préparation des instruments à cordes (avec la pièce « La bataille de Caresme et de Charnage » et les autres pièces pour cordes qui l’ont suivie). Un véritable travail avec ces sonorités (qui ont été souvent utilisé en tant que « effets » pour épicer des textures plus conventionnelles) est rendu possible grâce aux récentes outils numériques d’analyse et de composition assisté par ordinateur.